Méthodes
Recherche de fuite non destructive : nos 8 techniques expliquées
Comment trouve-t-on une fuite sans casser ? Principe, déroulement, cas d’usage et limites de chaque technique que nos techniciens utilisent dans les Alpes-Maritimes et le Var.
Urgence 24h/24, 7j/7 · Bureau : Lun–Ven 8h30–12h30 / 13h30–17h30 · 4,8/5 sur 133 avis Google

Pourquoi ne pas casser
Recherche destructive ou non destructive : la différence
L’eau ne sort presque jamais là où se trouve la fuite : elle suit une gaine, une dalle ou une poutre avant d’apparaître, parfois à plusieurs mètres. Ouvrir « pour voir » conduit souvent à multiplier les ouvertures. La recherche non destructive formule une hypothèse, la vérifie par une mesure, et n’indique l’endroit à ouvrir qu’une fois la fuite confirmée.

| Ouvrir pour chercher | Recherche non destructive | |
|---|---|---|
| Dégâts | Murs, carrelages ou dalles ouverts, parfois à plusieurs endroits | Aucun pendant la recherche ; ouverture limitée au point de fuite |
| Précision | Dépend de l’intuition, risque de chercher au mauvais endroit | Point de fuite confirmé par une mesure |
| Coût total | Réfection de toutes les zones ouvertes | Prestation de recherche et réparation ciblée |
| Pour l’assurance | Peu d’éléments sur la cause | Rapport avec techniques, mesures et photos |
Quelle technique pour quelle situation ?
Nous combinons généralement plusieurs techniques : l’une oriente, l’autre confirme. Voici celles que nous utilisons le plus souvent selon le cas.
| Situation | Techniques principales |
|---|---|
| Fuite d’eau encastrée (mur, dalle, carrelage) | Thermographie, gaz traceur, acoustique |
| Canalisation enterrée, compteur qui tourne | Mise en pression, gaz traceur, acoustique |
| Plancher chauffant, circuit de chauffage | Thermographie, épreuve de pression |
| Évacuations, odeurs, refoulements | Inspection vidéo, fumigène |
| Douche, baignoire, receveur | Mise en eau et colorant, humidimétrie |
| Toiture, toit-terrasse, balcon | Mise en eau, fumigène, thermographie |
| Piscine et spa | Colorant, mise en pression, caméra |
| Humidité sans fuite évidente | Humidimétrie, thermographie |
Technique 1 sur 8
Thermographie infrarouge
La caméra thermique mesure la température de surface, point par point. Une zone humide s’évapore et se refroidit ; un tube d’eau chaude réchauffe le matériau qui le recouvre. Ces écarts, invisibles à l’œil nu, apparaissent nettement à l’écran.
Comment nous procédons
- Mise en température du réseau : eau chaude ouverte ou chauffage en marche
- Balayage des murs, sols et plafonds autour du symptôme
- Repérage des tracés de tubes et des zones anormales
- Confirmation par une autre mesure (humidimètre, mise en pression)
Utile pour : Planchers chauffants, réseaux d’eau chaude encastrés, étendue réelle d’une zone humide, ponts thermiques et infiltrations en façade.
Limites : Elle demande un écart de température suffisant. Le soleil direct, un revêtement métallique ou un mur déjà saturé peuvent fausser la lecture : elle oriente, puis une autre technique confirme.

Technique 2 sur 8
Gaz traceur azote-hydrogène
Le réseau d’eau est vidé puis rempli d’un mélange d’azote et d’hydrogène (95 % / 5 %), un gaz inerte, non toxique et non inflammable. Les molécules d’hydrogène, très petites, s’échappent par la fuite et remontent à travers la dalle, le carrelage ou l’enrobé, où un détecteur très sensible les repère.
Comment nous procédons
- Isolement du tronçon suspect et vidange
- Injection du gaz sous pression
- Balayage de la surface au détecteur, au plus près du tracé du réseau
- Marquage du point où la concentration est la plus forte
Utile pour : Canalisations encastrées sous dalle ou dans un mur, canalisations enterrées entre le compteur et la maison, fuites après compteur, recherche sous étanchéité de toit-terrasse.
Limites : Le tronçon doit pouvoir être isolé et mis sous pression. La méthode ne s’applique pas aux évacuations, qui ne sont pas étanches par conception.

Technique 3 sur 8
Détection acoustique et électro-acoustique
L’eau qui s’échappe d’une canalisation sous pression produit un bruit caractéristique : sifflement, chuintement ou clapotis. Un amplificateur et un microphone de sol ou de contact permettent de suivre ce bruit jusqu’à son point le plus fort.
Comment nous procédons
- Écoute sur les points d’accès du réseau : robinets, vannes, compteur
- Écoute au sol, pas à pas, le long du tracé
- Comparaison des niveaux sonores pour situer le maximum
- Confirmation éventuelle au gaz traceur
Utile pour : Réseaux d’eau sous pression intérieurs et extérieurs, canalisations sous dalle, sous allée ou sous jardin.
Limites : Peu efficace sur un réseau en basse pression, sur certaines canalisations en plastique qui transmettent mal le son, ou dans un environnement bruyant.

Technique 4 sur 8
Inspection vidéo et endoscopie
Une caméra montée sur un jonc souple est introduite dans la canalisation, ou une micro-caméra passe par un petit orifice dans un doublage ou un faux plafond. L’image montre l’intérieur du réseau : fissure, raccord déboîté, joint défaillant, racines, contre-pente.
Comment nous procédons
- Accès par un regard, un siphon, un tampon de visite ou un petit perçage
- Progression de la caméra et enregistrement vidéo
- Localisation de la tête de caméra en surface grâce à une sonde émettrice
- Mesure de la distance et de la profondeur du défaut
Utile pour : Évacuations d’eaux usées et d’eaux pluviales, colonnes de chute, vides techniques, gaines, doublages.
Limites : Il faut un point d’accès au réseau. Sur des canalisations très encrassées, un nettoyage préalable peut être nécessaire.

Technique 5 sur 8
Mise en pression et épreuve d’étanchéité
Le circuit est isolé et mis en pression ; un manomètre de précision enregistre l’évolution de la pression pendant une durée donnée. Une chute de pression confirme la fuite et permet, tronçon par tronçon, d’identifier la partie du réseau en cause.
Comment nous procédons
- Fermeture des vannes et isolement du circuit
- Mise en pression à l’eau ou à l’air
- Enregistrement de la pression dans le temps
- Répétition tronçon par tronçon pour réduire la zone
Utile pour : Circuits de chauffage et planchers chauffants, alimentation en eau, refoulements et aspirations de piscine.
Limites : Elle confirme la fuite et le tronçon, pas l’emplacement exact : la localisation fine se fait ensuite à la thermographie, au gaz traceur ou à l’écoute.

Technique 6 sur 8
Mise en eau, colorants et fluorescéine
Pour une infiltration, on reproduit la venue d’eau de façon contrôlée. Une zone est arrosée ou mise en eau à la fois, éventuellement avec un colorant visible ou révélé par une lampe UV, puis on observe où l’eau réapparaît.
Comment nous procédons
- Découpage de la toiture, de la terrasse ou du receveur en zones
- Arrosage ou mise en eau d’une seule zone, colorant si nécessaire
- Observation du côté sinistré
- Passage à la zone suivante jusqu’à reproduire l’infiltration
Utile pour : Toitures en tuiles, toits-terrasses, balcons, joints de dilatation, receveurs de douche, pièces à sceller de piscine.
Limites : La méthode prend du temps car chaque zone est testée séparément, et certaines infiltrations n’apparaissent qu’avec un fort volume d’eau ou après plusieurs heures.

Technique 7 sur 8
Fumigène
Une fumée de diagnostic, non toxique, est insufflée dans un réseau ou sous une étanchéité. Elle ressort par les défauts, ce qui les rend immédiatement visibles.
Comment nous procédons
- Obturation des sorties du réseau ou de la zone
- Insufflation de la fumée
- Observation des points de sortie
Utile pour : Toits-terrasses sous protection, réseaux d’évacuation, gaines et ventilations, mauvaises odeurs d’égout.
Limites : Ne convient pas aux réseaux d’eau sous pression, et demande que le voisinage soit prévenu en immeuble.

Technique 8 sur 8
Humidimétrie et hygrométrie
Les humidimètres mesurent l’eau contenue dans les matériaux, en surface et en profondeur ; l’hygromètre mesure l’humidité de l’air. Ces relevés cartographient la zone touchée et aident à distinguer fuite, infiltration, remontée capillaire et condensation.
Comment nous procédons
- Relevés en grille autour du symptôme
- Comparaison avec des zones saines
- Report des valeurs sur un plan ou des photos
- Suivi dans le temps pendant l’assèchement
Utile pour : Toutes les recherches de fuite, la qualification d’une humidité et le suivi de l’assèchement après réparation.
Limites : Elle mesure un effet, pas une cause : elle oriente et confirme les autres techniques, sans localiser seule une canalisation.

Avant notre venue
Préparer l’intervention
Quelques préparatifs nous font gagner du temps sur place et rendent les mesures plus fiables.
- Dégagez l’accès au compteur d’eau, aux vannes et aux regards
- Ne réparez pas et ne repeignez pas avant notre passage : les traces nous renseignent
- Pour un plancher chauffant, laissez le chauffage en marche
- Pour une piscine, gardez le bassin rempli et notez la baisse de niveau sur quelques jours
- En immeuble, prévenez les voisins et le syndic : nous pouvons avoir besoin d’accéder à leur logement
- Rassemblez vos photos, factures d’eau et le numéro de sinistre si vous l’avez
Un diagnostic honnête
Ce qu’elle ne fait pas
- Elle ne répare pas la fuite : elle la localise. La réparation fait l’objet d’un devis séparé.
- Elle n’exclut pas toujours une petite ouverture sur un réseau totalement inaccessible.
- Elle ne remplace pas l’expertise de l’assurance, qui décide de la prise en charge.
- Elle ne concerne pas le gaz : pour une odeur de gaz, quittez les lieux et appelez les urgences gaz.
Pour aller plus loin
Le rapport
Ce que contient le rapport remis après l’intervention, avec un exemple.
Les tarifs
Nos prix de départ par type de recherche, déplacement et rapport inclus.
L’assurance
La prise en charge par votre contrat et la convention IRSI.
Une fuite ? Ne laissez pas l’eau s’installer
Chaque jour d’attente agrandit la zone humide et le coût de la remise en état. Un technicien vous répond et organise l’intervention.
Urgence 24h/24, 7j/7 · Alpes-Maritimes (06) et Var (83)